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L'incontinence est la perte involontaire d'urine ou de selles.
On distingue trois grands types d'incontinence :
- l'incontinence avec mictions impérieuses : elle résulte d ’une instabilité vésicale. La vessie pendant son remplissage se contracte involontairement de façon inattendue et inappropriée (vessie irritable). La fuite urinaire, souvent abondante, est précédée d ’un besoin impérieux d ’uriner. Il existe souvent une pollakiurie (émission fréquente de petites quantités d ’urine). Le besoin est ressenti très fréquemment au cours de la journée mais les mictions se font sans difficultés.
- l ’incontinence par regorgement (rétention chronique des urines) : la vessie se vide très incomplètement. Le résidu post-mictionnel est donc très important. Non vidée, la vessie se trouve trop rapidement pleine et l ’excédent d ’urine s ’écoule à l ’extérieur. Les mictions sont difficiles (dysurie) : nécessité de « pousser » pour uriner.
- l'incontinence par insuffisance sphinctérienne : appelée également incontinence d ’effort. Les fuites sont souvent moindres et arrivent lors d ’un effort particulier : toux, soulèvement d ’un poids, jogging… Surtout les femmes en sont atteintes (distance très courte entre la vessie et le méat urinaire).
Il existe l ’incontinence mixte : l ’instabilité vésicale et l ’insuffisance sphinctérienne. Il s ’agit de 30 à 40 % d ’incontinents.
L ’incontinence touche 5% de la population, 30% des femmes entre 25 et 65 ans et le tiers de la population des plus de 60 ans.
50% des femmes sont sujettes à la faiblesse urinaire lors d ’un effort et 30% des femmes venant d ’accoucher.
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