Qu’est-ce que la catatonie ?

La catatonie est un trouble psychomoteur. Elle affecte la capacité d’une personne à se déplacer normalement. Les personnes touchées peuvent présenter divers symptômes. Le symptôme le plus courant est la stupeur, ce qui signifie que le patient ne peut pas bouger, parler ou répondre à des stimuli. Cependant, certaines personnes souffrant de catatonie peuvent présenter des mouvements excessifs et un comportement violent.

La catatonie peut durer de quelques heures à 10 jours. Elle peut réapparaître fréquemment pendant des semaines, voire des années après l’épisode initial.

Si la catatonie est un symptôme d’une cause identifiable, elle est désignée comme extrinsèque. Si aucune cause ne peut être déterminée, elle est considérée comme intrinsèque.

Types de catatonie

Les professionnels de la santé mentale classent la catatonie en trois catégories : retardée, maligne et excitée.

La catatonie retardée est la forme de catatonie la plus courante (Coffey, 2013). Il provoque un mouvement lent. Un patient peut regarder dans l’espace et souvent ne parle pas.

Les patients atteints de catatonie maligne délire. Ils ont souvent de la fièvre. Ils peuvent aussi avoir un rythme cardiaque rapide et une tension artérielle élevée.

Les patients atteints de catatonie excitée semblent « accélérés ». Ils sont agités et agités. Ils sont parfois agressifs.

Quelles sont les causes de la catatonie ?

Les causes courantes de catatonie comprennent les troubles mentaux, le syndrome de stress post-traumatique et la maladie de Parkinson.

La catatonie est un effet secondaire rarement observé de certains médicaments utilisés pour traiter les maladies mentales. (Si vous soupçonnez qu’un médicament cause une catatonie, consultez immédiatement un médecin. Ceci est considéré comme une urgence médicale.)

Le sevrage de certains médicaments, comme la clozapine, peut causer la catatonie.

Des études d’imagerie ont révélé que certaines personnes atteintes de catatonie chronique peuvent présenter des anomalies cérébrales. C’est particulièrement vrai des lobes frontaux ou thalamus (Rajagopal, 2007).

Une autre théorie est que l’excès ou le manque de neurotransmetteurs provoque la catatonie. Les neurotransmetteurs sont des substances chimiques du cerveau qui transmettent des messages d’un neurone à l’autre. Une théorie est qu’une réduction soudaine de la dopamine, un neurotransmetteur, cause la catatonie. Une autre théorie est qu’une réduction de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA) conduit à cette condition.

Quels sont les facteurs de risque de catatonie ?

Les femmes ont un risque plus élevé de développer une catatonie. Le risque augmente avec l’âge.

On estime que 10 pour cent des patients hospitalisés en soins psychiatriques actifs souffrent de catatonie (Taylor et Fink, 2003). Les patients schizophrènes sont plus susceptibles de présenter des symptômes de catatonie que les patients souffrant de troubles de l’humeur (Rajagopal, 2007).

Les psychiatres classaient la catatonie comme un symptôme de la schizophrénie seulement. Les psychiatres classent maintenant la catatonie comme son propre trouble.

Les femmes souffrant de dépression post-partum peuvent souffrir de catatonie.

D’autres facteurs de risque sont la consommation de cocaïne, une faible concentration de sel dans le sang et l’utilisation de médicaments comme la ciprofloxacine.

Quels sont les symptômes de la catatonie ?

La catatonie présente de nombreux symptômes. Le symptôme le plus courant est la stupeur, c’est-à-dire l’incapacité de bouger ou de parler. Ces patients semblent regarder dans l’espace.

Une personne atteinte de catatonie peut aussi faire preuve de posture. C’est le cas lorsqu’une personne demeure dans le même poste pendant une période prolongée. Ces patients peuvent rester dans cette position même lorsqu’ils sont déplacés. C’est ce qu’on appelle la flexibilité cireuse.

Les patients catatoniques ne mangent ni ne boivent souvent. Cela peut causer la malnutrition et la déshydratation.

Les patients atteints de catatonie peuvent également souffrir d’écholalie. C’est quand une personne répond à la conversation en ne répétant que ce qu’elle a entendu.

Les symptômes de catatonie excitée comprennent des mouvements excessifs et inhabituels. Il s’agit notamment de l’agitation, de la frénésie, de l’agitation et des mouvements excessifs ou sans but.

La catatonie maligne provoque les symptômes les plus graves. Ils comprennent le délire, la fièvre, la rigidité et la transpiration. Les signes vitaux comme la tension artérielle, la respiration et la fréquence cardiaque peuvent fluctuer. Ces symptômes nécessitent un traitement immédiat.

Les symptômes de catatonie reflètent d’autres affections, notamment :

  • psychose aiguë
  • encéphalite
  • syndrome malin des neuroleptiques (SMN)
  • état non convulsif épileptique

Avant de pouvoir diagnostiquer une catatonie, les médecins doivent écarter ces conditions. Les patients doivent présenter au moins deux symptômes principaux de catatonie pendant 24 heures avant qu’un médecin puisse diagnostiquer la catatonie.

Comment diagnostique-t-on la catatonie ?

Il n’existe pas de test définitif pour la catatonie. Pour diagnostiquer la catatonie, un examen physique et des tests doivent d’abord éliminer d’autres conditions.

L’échelle d’évaluation de la catatonie de Bush-Francis (BFCRS) est un test souvent utilisé pour diagnostiquer la catatonie. Cette échelle comporte 23 items notés de 0 à 3, et la cote « 0 » signifie que le symptôme est absent. Une cote « 3 » signifie que le symptôme est présent.

Les patients qui se classent en tête du classement de la BFCRS répondent généralement bien aux traitements aux benzodiazépines (Carroll, et al., 2008).

Les analyses sanguines peuvent aider à éliminer les déséquilibres électrolytiques. Ceux-ci peuvent causer des changements dans la fonction mentale. Une embolie pulmonaire ou un caillot de sang dans les poumons peut entraîner des symptômes de catatonie. Un test sanguin de fibrine D-dimère peut aider à diagnostiquer la catatonie. Si les résultats des tests sont de 500 mg/mL, la catatonie est probable (Brasic, 2013).

La tomodensitométrie (TDM) ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permettent aux médecins de voir le cerveau. Cela permet d’écarter la possibilité d’une tumeur cérébrale ou gonflement.

Comment traite-t-on la catatonie ?

1. Médicaments

Les médicaments sont généralement la première approche pour traiter la catatonie. Ils incluent :

  • amobarbitol
  • les benzodiazépines (comme le clonazépam, le lorazépam et le midazolam)
  • bromocriptine
  • carbamazépine
  • carbonate de lithium
  • relaxants musculaires
  • réserpine
  • hormone thyroïdienne
  • antidépresseurs tricycliques
  • zolpidem

Les benzodiazépines sont habituellement les premiers médicaments prescrits. Ces médicaments augmentent le GABA dans le cerveau. Cela confirme la théorie selon laquelle une réduction du GABA entraîne une catatonie.

Après cinq jours, s’il n’y a pas de réponse au médicament ou si les symptômes s’aggravent, un médecin peut recommander d’autres traitements. Il s’agit notamment du traitement électroconvulsif (ECT).

2. Thérapies alternatives

L’électroconvulsivothérapie (ECT) est un traitement courant de la catatonie. Cette thérapie est pratiquée dans un hôpital sous surveillance médicale. C’est une procédure indolore.

Une fois qu’un patient est sous sédatif, une machine spéciale délivre un choc électrique au cerveau. Cela induit une crise dans le cerveau pendant une période d’une à deux minutes.

La crise modifie le flux des neurotransmetteurs dans le cerveau. Cela peut améliorer les symptômes de catatonie.

Quelles sont les perspectives pour Catatonia ?

Les patients réagissent généralement rapidement aux traitements de catatonie. Si un patient ne répond pas aux médicaments prescrits, un médecin peut prescrire d’autres médicaments jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.

Les patients qui subissent une électrochocs ont un taux de rechute élevé pour la catatonie. Les symptômes réapparaissent habituellement dans l’année qui suit (Rajagopal, 2007).

Prévention de la catatonie

Parce que la cause exacte de la catatonie est souvent inconnu, la prévention n’est pas possible. Toutefois, les patients doivent éviter de prendre un excès de neuroleptiques, comme la Thorazine. L’abus de médicaments peut entraîner la catatonie